La Bande dessinée, l’étendard de l’art belge

June 5, 2012 § Leave a comment

A Bruxelles les magasins et espaces consacrés à la Bande dessiné sont partout.Dans toutes les librairies il existe des rayons dédiés à ce type de l’art.Il ne s’agit pas seulement de la bande dessinée belge mais aussi celle du Japon et du monde entier. S’il y autant de magasins, cela veut-il dire qu’il existe autant d’artistes qui font la BD ?
Pour trouver la réponse à cette question nous avons décidé de rencontrer M.Marc Sevrin, coordinateur des ateliers BD de l’Ecole Supérieure d’Art Saint-Luc de Bruxelles qui a gentiment accepté de nous accueillir dans son ateliers à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, une des écoles d’art la plus connue en Belgique.

Pourquoi c’est la Belgique qui possède la Bande dessinée comme patrimoine?

Il s’agit d’une tradition assez ancienne. C’est lié à un phénomène particulier: celui des imprimeurs-éditeurs en Wallonie – Castermann à Tournai et Dupuis à Charleroi.Pour faire tourner les machines l’imprimeur va éditer ses propres BD: Tintin pour le premier et Spirou pour le second en même temps que d’autres publications- presse féminine, annuaires etc.
La concurrence entre ces deux magasines va permettre l’émergence d’ une tripotée d’auteurs qui deviendront vite célèbres…

Quelles techniques artistiques sont utilisées pour créer la BD dans votre Institut ?

Dans notre Institut on peut choisir n’importe quelle technique- gravure, aquarelle, l’encre de Chine ou encore fusain.Ce n’est pas la technique qui est la plus importants mais la compréhension du message par le lecteur. Le sujet qu’on impose en cours en tant que professeur est souvent le même pour tout le monde.Ensuite, chaque étudiant choisit sa propre vision et l’interprète l’histoire racontée à sa manière unique.

Est-ce que la BD continue toujours à avoir du succès en Belgique ?

La bande dessinée est très populaire, bien sûr. Après, en ce qui concerne les artistes eux-mêmes, ils sont souvent en difficulté. Nous avons tous, moi compris,le travail en dehors de notre métier de dessinateur de la BD. Je ne pensais personnellement pas qu’un jour je deviendrai professeur de la bande dessinée.J’ai pourtant réalisé que pour pouvoir être suffisamment libre je dois avoir un métier.Beaucoup d’entre nous travaillent avec les éditeurs indépendants ce qui représente souvent une coopération sans aucune rémunération. Ceci dit le métier continue à persister malgré ces difficultés.

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